Éloignez-vous de la zone, évitez de vous frotter les yeux ou la peau, prenez une douche et changez de vêtements. Si des symptômes apparaissent, appelez un centre antipoison ou consultez un médecin. En cas de difficulté respiratoire, de malaise important ou de réaction allergique grave, appelez immédiatement le 15 ou le 112. Ces gestes restent valables même si vous n’avez jamais touché la chenille : les soies urticantes peuvent être transportées par l’air, un vêtement, un nid ou le pelage d’un animal.

Les premières minutes : sortir de l’exposition

Ne cherchez pas la chenille pour vérifier l’espèce. Éloignez-vous calmement de l’arbre, du nid ou du sol concerné. Empêchez les enfants de revenir sur leurs pas et gardez les animaux à distance. Le premier objectif est de ne pas remettre de soies en suspension ni d’en transférer sur le visage.

Une fois à l’écart, ne secouez pas vos vêtements dans la voiture ou dans l’entrée de la maison. Le ministère chargé de la Santé recommande, en cas de suspicion d’exposition, de prendre une douche et de changer de vêtements. Lavez-vous aussi les mains avant de toucher votre visage, votre téléphone ou un enfant.

  • Ne pas gratter ni frotter la zone qui démange.
  • Ne pas se toucher les yeux ou la bouche.
  • Retirer les vêtements exposés sans les secouer.
  • Prendre une douche puis mettre une tenue propre.

Si l’exposition concerne un chien, voici les gestes à connaître.

Références pour cette sectionMinistère chargé de la Santé, prévention et conduite en cas d’expositionANSES, rapport de toxicovigilance sur les expositions humaines

Peau, yeux, respiration : les signes qui orientent la décision

Les manifestations cutanées sont les plus fréquentes : démangeaisons, rougeurs, plaques ou gonflement localisé. Une atteinte des yeux peut provoquer douleur, larmoiement ou rougeur. Une irritation de la gorge, une toux, une gêne pour respirer ou avaler demandent une attention plus rapide.

L’Anses rappelle que plusieurs voies d’exposition peuvent se combiner. Une personne peut donc présenter à la fois une irritation cutanée et oculaire sans avoir manipulé directement l’animal. Décrivez au professionnel ce que vous ressentez, l’heure, le lieu et la présence éventuelle de nids ou d’une procession.

Conduite à tenir selon la situation observée
SituationPremier interlocuteurNiveau d’urgence
Rougeur, démangeaisons ou plaquesCentre antipoison ou médecinAvis médical adapté aux symptômes
Œil rouge, douloureux ou larmoyantCentre antipoison ou médecinAvis rapide, sans frotter l’œil
Toux, gêne dans la gorge ou difficulté à avalerCentre antipoison ou médecinÀ évaluer rapidement
Détresse respiratoire, malaise grave ou réaction allergique sévèreSAMU ou numéro d’urgence15 ou 112 immédiatement
Références pour cette sectionMinistère chargé de la Santé, prévention et conduite en cas d’expositionANSES, rapport de toxicovigilance sur les expositions humaines

Quand appeler le 15 ou le 112

N’attendez pas une aggravation si la personne respire difficilement, présente un gonflement important du visage ou de la bouche, fait un malaise ou montre les signes d’une réaction allergique grave. Appelez le 15 ou le 112 et suivez les consignes données au téléphone.

Pour les autres symptômes, le centre antipoison ou le médecin aide à décider de la conduite adaptée. Les Centres antipoison français assurent une réponse téléphonique médicale. Gardez le nom du lieu, l’heure de l’exposition et, si elle existe déjà, une photo prise à distance. Ne retournez pas dans la zone uniquement pour prendre cette photo.

Note terrain

Ce guide ne pose pas de diagnostic et ne recommande aucun médicament. En cas de doute sur la gravité, appelez un professionnel de santé.

Références pour cette sectionMinistère chargé de la Santé, prévention et conduite en cas d’expositionAssociation des Centres antipoison et de toxicovigilance, numéros régionaux

Avec un enfant, empêcher le second contact

Les enfants de moins de cinq ans sont plus souvent exposés par voie orale, notamment parce qu’ils portent facilement leurs mains ou des objets à la bouche. Éloignez l’enfant, lavez ses mains, retirez les vêtements potentiellement exposés et surveillez l’apparition de signes cutanés, oculaires, respiratoires ou buccaux.

Si l’enfant a mis une chenille ou un objet contaminé dans sa bouche, s’il présente une douleur oculaire ou si son état vous inquiète, appelez immédiatement un centre antipoison ou un médecin. N’appliquez pas de crème, d’antihistaminique ou de remède domestique sans avis professionnel.

Références pour cette sectionANSES, rapport de toxicovigilance sur les expositions humaines

Les gestes qui compliquent la situation

Frotter, gratter, balayer ou souffler peut déplacer les soies au lieu de les retirer. Évitez également de manipuler un nid, même ancien, ou une chenille morte. Le caractère urticant ne disparaît pas simplement parce que l’animal ne bouge plus.

Les conseils médicaux trouvés en ligne ne tiennent pas compte de la voie d’exposition ni de l’état de la personne. La décision utile consiste à décrire précisément les symptômes à un centre antipoison ou à un médecin, pas à tester plusieurs traitements chez soi.

Références pour cette sectionANSES, rapport de toxicovigilance sur les expositions humainesObservatoire des chenilles processionnaires, mues et soies urticantes
Sources documentaires

Pour vérifier et aller plus loin

Ce guide s’appuie sur les ressources publiques ci-dessous, consultées et vérifiées le 26 août 2026.

  1. Ministère chargé de la Santé, prévention et conduite en cas d’exposition
  2. ANSES, rapport de toxicovigilance sur les expositions humaines
  3. Association des Centres antipoison et de toxicovigilance, numéros régionaux
  4. Observatoire des chenilles processionnaires, mues et soies urticantes