« Chenilles ici » est une alerte anxiogène mais pauvre. À dix mètres près, elle peut désigner un vieux nid en hauteur, une file qui traverse le sentier ou plusieurs arbres touchés autour d’une aire de jeux. Ces trois observations n’appellent pas la même lecture. Un bon signalement décrit d’abord ce qui est visible, puis seulement le niveau de risque supposé.
Nid dans un arbre
Utilisez ce type lorsque la structure visible dans l’arbre est l’information principale. Pour un pin, photographiez si possible la silhouette de l’arbre et la masse de soie dans la ramure. Pour un chêne, montrez le tronc ou la grosse branche concernée. Un cadrage large permet de vérifier l’essence et la hauteur sans déduire l’échelle à partir d’un zoom.
Un nid peut rester visible alors que la dynamique de la colonie a changé. L’heure de la photo, le mois et la présence ou non de chenilles visibles sont donc essentiels. Évitez d’écrire « actif » si vous n’avez vu aucun mouvement.
Procession au sol
Ici, le cheminement est l’information décisive. Placez le point sur le lieu de traversée, pas sur le parking où vous avez sorti le téléphone. Notez le sens de déplacement et le côté du sentier si cela peut aider les personnes qui arrivent après vous.
Ne cherchez pas à obtenir une photo parfaite. Un plan pris à distance montrant la file et un repère fixe, barrière, banc, virage ou panneau, sera souvent plus utile qu’un gros plan. Gardez enfants et animaux loin de la zone pendant la saisie.
Arbre infesté
Ce choix convient lorsque plusieurs signes concernent clairement un même arbre : nombreux regroupements, plusieurs nids ou atteinte visible de la ramure. Il ne faut pas l’utiliser comme synonyme de « j’ai vu une chenille sous un arbre ».
Si plusieurs arbres sont concernés, un signal par groupe cohérent peut être plus lisible qu’une série de points superposés. Décrivez la longueur du secteur et son rapport avec les usages : bord d’école, aire canine, chemin très fréquenté, jardin privé ou lisière éloignée du passage.
Les cinq données qui rendent un signal crédible
La plateforme nationale a publié en 2026 un écart révélateur : les signalements vérifiés présentent peu d’erreurs pour la processionnaire du pin, mais beaucoup plus pour celle du chêne dans certains territoires. Reconnaître son doute améliore donc la donnée. Une observation honnête vaut mieux qu’une certitude fabriquée.
- Type précis : nid, procession, chenilles isolées ou arbre infesté.
- Position exacte : le point observé, pas votre position après vous être éloigné.
- Moment : date et heure automatiques, complétées si l’observation est antérieure.
- Contexte : essence de l’arbre, chemin, école, jardin, parc ou lisière.
- Preuve prudente : photo à distance, sans manipulation.
Confirmer ne veut pas dire dramatiser
Le bouton « Toujours là » signifie que vous observez encore le phénomène décrit au même endroit. « Disparu » signifie que vous avez vérifié sur place et que le signal n’est plus visible. Ces confirmations doivent rester factuelles. Elles sont plus utiles lorsqu’elles indiquent ce qui a réellement changé.
Une carte fiable n’est pas celle qui possède le plus de points rouges. C’est celle qui distingue le connu, le récent, le confirmé et le résolu.
Pour vérifier et aller plus loin
Ce guide s’appuie sur les ressources publiques ci-dessous, consultées et vérifiées le 23 août 2026.