Le repère national est simple : le risque lié à la processionnaire du pin est généralement plus marqué de janvier à avril, celui de la processionnaire du chêne d’avril à juillet. Ce repère ne constitue pourtant ni une date d’ouverture ni une fin de danger. Pour le pin, les processions peuvent commencer dès l’automne sous climat océanique et se prolonger au printemps dans les régions continentales. Les nids et les sols contaminés peuvent aussi rester urticants après le départ des chenilles.

Deux espèces, deux horloges biologiques

La processionnaire du pin développe ses colonies pendant l’hiver. Les chenilles quittent ensuite l’arbre pour s’enfouir dans le sol, généralement entre l’hiver et le printemps. C’est cette procession de nymphose, souvent visible sur les chemins, qui concentre une grande partie des rencontres avec les chiens et les promeneurs.

La processionnaire du chêne suit un autre rythme. Les œufs passent l’hiver sur les rameaux, puis éclosent au printemps au moment du débourrement. Les chenilles deviennent urticantes au cours de leur développement et restent surtout actives sur le tronc, les branches et dans le feuillage du chêne.

Références pour cette sectionMinistère chargé de la Santé, périodes nationales de vigilanceINRAE Ephytia, cycle de la processionnaire du pin selon le climatINRAE Ephytia, cycle de vie de la processionnaire du chêne

Le calendrier mois par mois

Le tableau ci-dessous donne une lecture de vigilance, pas une prévision locale. Une observation récente sur le terrain doit toujours peser davantage qu’une case de calendrier.

Repères habituels en France métropolitaine
MoisProcessionnaire du pinProcessionnaire du chêne
JanvierProcessions possibles, surtout dans les régions doucesŒufs sur les rameaux, pas de chenilles visibles
FévrierPériode de vigilance forte dans de nombreux secteursŒufs encore présents
MarsProcessions fréquentes selon le climatÉclosions possibles selon le débourrement
AvrilRisque encore présent, parfois jusqu’en maiDébut de la période de vigilance
MaiFin plus tardive possible en climat continentalChenilles actives et progressivement urticantes
JuinPhase souterraine dominantePériode de vigilance forte
JuilletPapillons et pontes selon les régionsFin de cycle larvaire et nymphose
AoûtVols, pontes et premières éclosions possiblesÉmergence des papillons
SeptembreJeunes colonies sur les pinsPontes sur les rameaux
OctobrePremières processions possibles en climat océaniqueŒufs en place
NovembreDébut du caractère urticant possible, cycle variableŒufs en place
DécembreNids d’hiver et processions précoces exceptionnellesŒufs en place

Avant une balade, apprenez à lire les indices autour du chemin.

Note terrain

Ce calendrier décrit une tendance nationale. Consultez les observations récentes et les informations de votre région avant une sortie.

Références pour cette sectionMinistère chargé de la Santé, périodes nationales de vigilanceINRAE Ephytia, cycle de la processionnaire du pin selon le climatINRAE Ephytia, cycle de vie de la processionnaire du chêne

Pourquoi le pin peut descendre dès octobre

INRAE distingue plusieurs rythmes climatiques. Sous climat océanique, certaines colonies atteignent leur maturité avant l’hiver et peuvent partir en procession dès la mi-octobre. Sous climat continental, les départs sont souvent plus tardifs et peuvent se poursuivre jusque dans la première moitié de mai.

En climat méditerranéen, les vols de papillons sont plus tardifs mais les processions de nymphose sont généralement précoces, entre la fin de l’hiver et le début du printemps. Un automne très doux peut aussi produire des départs inhabituels dans des secteurs où ils sont rarement observés à cette date.

Références pour cette sectionINRAE Ephytia, cycle de la processionnaire du pin selon le climat

Pourquoi le chêne devient préoccupant plus tard

Les œufs de la processionnaire du chêne éclosent autour du débourrement printanier. Les deux premiers stades larvaires ne sont pas encore urticants. À partir du troisième stade, les chenilles développent leurs soies urticantes, deviennent plus mobiles et construisent des nids sur le tronc ou les grosses branches.

La période de présence des chenilles s’étend habituellement d’avril à juin ou au début de juillet. Les déplacements ont surtout lieu sur l’arbre, souvent la nuit. Une forêt de chênes peut donc être concernée sans procession spectaculaire traversant le chemin.

Références pour cette sectionINRAE Ephytia, cycle de vie de la processionnaire du chêne

Le risque ne s’arrête pas avec la dernière procession

Les nids abandonnés et les mues peuvent encore contenir des soies urticantes après le départ des chenilles. Des vêtements ou des objets contaminés peuvent aussi rester une source d’exposition tant qu’ils n’ont pas été correctement nettoyés.

La bonne question n’est donc pas seulement « sommes-nous dans le bon mois ? ». Regardez l’arbre, les nids, les observations récentes, la météo et l’usage du lieu. Le calendrier aide à lever les yeux au bon moment ; il ne remplace jamais le terrain.

Références pour cette sectionMinistère chargé de la Santé, périodes nationales de vigilanceANSES, persistance des soies dans les nids, sols et objets
Sources documentaires

Pour vérifier et aller plus loin

Ce guide s’appuie sur les ressources publiques ci-dessous, consultées et vérifiées le 26 août 2026.

  1. Ministère chargé de la Santé, périodes nationales de vigilance
  2. INRAE Ephytia, cycle de la processionnaire du pin selon le climat
  3. INRAE Ephytia, cycle de vie de la processionnaire du chêne
  4. ANSES, persistance des soies dans les nids, sols et objets